Pour le FBI, l’application russe FaceApp est un potentiel espion

Dévoilé l’été dernier, FaceApp a suscité un rapide engouement auprès des utilisateurs. Basée sur l’intelligence artificielle, l’application permet de transmettre une photo de votre visage pour rencontrer votre vous du futur en changeant votre âge. Vous pouvez aussi changer de sexe, profiter d’une multitude de filtres ou modifier vos cheveux.

En apparence, FaceApp a tout d’un service innocent et sans danger, sauf que plusieurs interrogations ont été soulevées quelques semaines à peine après la sortie de l’app. Outre le fait que cette dernière ait été développée en Russie durant deux ans, la collecte des données et la façon dont elles sont stockées ne sont pas vraiment claires.

FaceApp, une « menace potentielle de contre-espionnage »

C’est justement ces points qui ont enjoint le FBI a considérer FaceApp comme une « menace potentielle de contre-espionnage ». Après s’être inquiétée des Smart TV hier, l’agence américaine évoque le cas du service russe. Ces déclarations font suite aux interrogations de Chuck Schumer, sénateur de l’État de New York.

Pour l’instant, rien ne prouve que FaceApp transmet les données des utilisateurs au gouvernement, mais le FBI a tenu à rappeler que le pays pouvait accéder aux communications depuis les fournisseurs de services Internet. Cela signifie que toute application conçue en Russie, celle-ci ou une autre, peut être susceptible d’être espionnée par le gouvernement.

De son côté, FaceApp s’est toujours défendu de partager des données qu’elle avait collectées avec des tiers, que ce soit des entreprises ou le gouvernement russe. L’application assure que les images des utilisateurs sont stockées dans les serveurs durant 48 heures puis qu’elles sont supprimées. Les serveurs en question seraient situés aux USA, à Singapour et ailleurs, mais pas en Russie.

La désinformation potentielle à laquelle FaceApp pouvait prendre part a également été abordée, sachant que la Russie a joué un rôle majeur dans les dernières élections présidentielles américaines. Pour ce faire, le gouvernement a utilisé de nombreux services en ligne comme Facebook et Twitter. Le FBI craint donc que cela ne reprenne de plus belle lors des votes de 2020.

Auteur de l’article : manuboss

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